Anarion révolutionne le marché des films photovoltaïques
- Entreprendre à Montpellier
- 1 oct. 2025
- 2 min de lecture
Fondée par Bertrand Montagne et Rohitkumar Jadhav en février 2025, Anarion conçoit des films photovoltaïques : les mêmes performances que les panneaux solaires classiques, mais sur un substrat fin, léger et flexible. Son innovation réside dans une technologie qu’a développée Rohitkumar Jadhav au sein de l’Institut Européen des Membranes (IEM) qui réunit l’ENSCM, l’Université de Montpellier, le CNRS et l’UMR5635.
Ses films photovoltaïques sont conçus à partir d’un matériau très prometteur : la pérovskite, que la société stabilise en y ajoutant des additifs. Cette structure cristalline synthétique a beaucoup d’avantages, mais elle présente un inconvénient majeur : elle se dégrade très vite au contact de l’oxygène, de l’humidité, de la chaleur et de la lumière. Les additifs développés au sein de l’IEM ont pour effet d’empêcher sa dégradation, ce qu’aucun industriel du secteur n’est en mesure de faire. Un premier brevet a déjà été déposé par le CNRS.
Anarion cible le marché des bâtiments où des panneaux solaires ne peuvent pas être posés, faute d’une structure assez résistante pour les accueillir : entrepôts, usines, grandes surfaces commerciales... Un panneau solaire traditionnel avec sa structure en métal pèse environ 25 kg/m2. Les films photovoltaïques développés par Anarion pèsent, eux, 2 kg à 2.5 kg/m2 et ils ont l’avantage d’être flexibles, donc de s’adapter à la géométrie des bâtiments en épousant leurs lignes.
La société chiffre le seul marché français à 80 millions de m2 de toitures de grands bâtiments (c’est-à-dire les toitures de bâtiments de plus de 10 000 m2). « L’utilisation de la pérovskite avec notre technologie permet de s’affranchir de l’écrasante domination chinoise sur le photovoltaïque : nos films peuvent être produits en France de façon compétitive », conclut Bertrand Montagne.
Ce qu’Anarion attend d’Henera
« Nous sommes très heureux d’avoir été retenus au sein de la deuxième promotion d’Henera. Nous attendons de ce programme des conseils avisés sur le financement, les recrutements, les règlementations…, et plus largement un accompagnement pertinent tout au long du développement de notre startup. Nous pourrons en outre échanger avec d’autres entrepreneurs du secteur de la décarbonation, qui sont au même stade de développement que nous. Et, gros avantage, nous bénéficierons de la forte implication d’EDF et SLB dans ce programme. Cela nous permettra de comprendre les enjeux auxquels ces deux groupes internationaux font face, de bénéficier de leur expérience et d’étudier de potentielles synergies avec eux », estime Bertrand Montagne.




Commentaires